6 choses à faire avant une prise de fonction

Les premiers signes envoyés par un nouveau dirigeant engagent son avenir. Pour réussir, il doit tout savoir sur l’entreprise qu’il intègre, et sur ce que l’on attend de lui. Il doit aussi se connaître lui-même et savoir écouter les autres.

On ne soulignera jamais assez la nécessité de se préparer en amont. Les grandes entreprises adoptent de plus en plus des plans de succession, c’est le cas chez Air France, afin de repérer la bonne personne et de l’accompagner dans sa prise de fonction. A la SNCF, Bénédicte Tilloy, promue directrice générale Transilien, en mars 2011 peut se féliciter d’avoir posé un premier acte symbolique, fort : « J’ai réuni, dès mon entrée en fonction, les sept directeurs de lignes, en charge de l’exploitation, ceux qui sont les plus proches des voyageurs. Je les ai intégrés à mon comité de direction, plaçant ainsi mon « mandat » sous le signe de la proximité avec le terrain. »

1. S’approprier les valeurs

Afin de s’adapter le mieux possible, de se fondre dans le moule par rapport à ses collaborateurs, il convient de se documenter sur l’entreprise pour connaître ses fondamentaux : sa raison d’être, son histoire, sa culture et ses valeurs. Cette observation s’étend jusqu’au dress code. Dans certaines entreprises, Dyson par exemple, la créativité s’affiche partout et le costume-cravate est banni.

2. Connaître les flux d’énergie

Pour s’informer sur le fonctionnement de la société et l’environnement du poste, un diagnostic sur place, avec son prédécesseur ou le conseil d’administration, s’impose. Ce qui permet d’appréhender l’organigramme officiel, mais aussi la circulation réelle des énergies et de la communication. De noter si celle-ci fonctionne plutôt verticalement ou en réseau, à l’écrit -par mails-, ou à l’oral -réunions.

3. Connaître son style de leadership

Des tests de personnalités permettent de connaître son style de leadership et de déterminer les domaines à travailler. Un bon manager doit être efficient sur tous les fronts : « L’intentionnel, le rationnel, le corporel, l’émotionnel, détaille Fabienne Richard, fondatrice de la Haute Ecole du coaching. En entreprise, on doit être opérationnel en trente, quarante jours et non plus en cent » prévient-elle.

4. Avoir une vision claire des KPIs

Quels sont les objectifs à atteindre, les résultats attendus, les critères de réussite, sur la base de quels indicateurs ? Le futur leader doit obtenir une feuille de route claire sur la mission qui lui est confiée.

5. Préparer la feuille de route

C’est en listant et en hiérarchisant ses priorités par étapes que le nouveau promu va établir son plan de stratégie. Il évalue les moyens logistiques mis à sa disposition pour réaliser ses objectifs. Il se concentre sur les opérations les plus réalistes et celles qui auront un impact immédiat en espérant ensuite faire évoluer la culture de l’entreprise.

6. Prendre le pouls

Développer une écoute efficace pour prendre le pouls de l’entreprise, c’est savoir poser des questions ouvertes, détecter le mode de communication de son interlocuteur. Quels que soient ses diplômes et son expertise technique, miser sur le facteur humain demeure capital dans une prise de fonction. « Il ne suffit pas d’être attentif et d’avoir un management coopératif, il faut veiller à ce que les nouveaux modes de fonctionnement se diffusent à tous les échelons », retient Bénédicte Tilloy de son expérience. C’est un domaine où l’on peut aisément progresser en suivant une formation.